Château de Brégançon







En 1914, Hermann Sabran décède, privé de descendance. Il lègue sa propriété à son neveu Francis Sabran qui épouse en 1894, Marguerite Gérard dont les parents sont les propriétaires du Château de Léoube. Francis cèdera à son tour Brégançon, à sa fille unique Marguerite Sabran, qui épousera Georges Tezenas en octobre 1916.
De 1940 à 1944 … Craignant un débarquement en Provence, le château est occupé successivement par les Italiens puis les Allemands de 1940 à 1944. En 1944, les Allemands quittent Brégançon laissant derrière eux quelques ruines. En effet, la chapelle qui abritait les munitions est entièrement détruite, endommageant le Château. Georges Tezenas entreprend les travaux de rénovation et la construction de la chapelle en 1947. Depuis, deux générations se succèdent avec la ferme volonté de faire évoluer la production viticole. En effet, Georges Tezenas obtient en 1955, le classement de la production en Cru Classé et son fils Jean-François Tezenas, l'introduction de nouveaux cépages.
De nos jours, Olivier Tezenas poursuit le développement de ce site d'exception par la construction d'une nouvelle cave. Dans le respect du terroir, il dirige le Domaine en Agriculture Biologique accompagné de son fils Albéric Tezenas.

BAIE DE BRÉGANÇON
Brégançon … mais d’où vient ce nom? Probablement un dérivé du mot gaulois « briga » repris dans la langue ligure, pour désigner un lieu élevé. Les ligures sont les premiers à s’établir sur la côte provençale, où ils construisent des relais. L’un d’eux sera « Pergantium » qui deviendra « Briganconia » puis « Breganson » et enfin Brégançon. Mais pourquoi notre ancêtre Simon Sabran (1774-1835) a-t-il porté son dévolu sur cette portion de Provence face aux îles d’Or? Ici, les collines des maures isolent cette petite plaine côtière, l’accès y est difficile, la zone est aride.Mais le manque d’eau est pallié par des cultures adaptées ; le domaine compte 1030 hectares plantés de 2 000 oliviers, 600 figuiers, 2000 mûriers, du blé, mais aussi 75 hectares de vignes. Voilà ce que Simon Sabran acquiert en 1816.
HÉLÈNE CHAPPON & HERMANN SABRAN
La famille Sabran ne peut garder le domaine. Ainsi, Monsieur Auguste Chappon, armateur de Marseille, en fait l’acquisition en 1837. Nous sommes au milieu du XIXème siècle, il faut alors montrer sa réussite par ce qu’il y a de plus noble : la terre. Mais pour un armateur, qu’y a-t-il de mieux que cette baie qui s’ouvre face au Domaine qui s’étend depuis les limites du Domaine de Léoube à l’ouest, jusqu’au contrefort du Cap Bénat, délimité au nord par les crêtes des premières collines du Massif des Maures ? Georgine Chappon et son mari entreprendront la rénovation totale qui aboutira en 1854, au Château et à la ferme tels que nous les connaissons encore aujourd’hui. Le style italien en vogue à l’époque est très marqué. Cet intermède où Brégançon n’est plus dans la famille Sabran est de courte durée. Le hasard a voulu que Hermann Sabran, petit-fils de Simon et avocat à la cour de Lyon, s’occupe des intérêts de Monsieur Chapon à Marseille. Il fît de nombreux voyages dans cette ville et eut l’occasion de faire la connaissance d’Hélène CHAPPON, fille de l’armateur. Hermann épouse alors Hélène en 1869 . Elle est la fille unique des acheteurs Auguste Chappon et Georgine Barronet, son épouse.
RENÉE SABRAN, GIENS
En 1874, Hermann et Hélène ont une fille Renée qui décède à l’âge de 8 ans d’une tuberculose osseuse. Avocat et président du conseil d’administration des Hospices Civils de Lyon, Hermann souhaite en souvenir de sa fille, construire à Brégançon, un hôpital pour les enfants souffrant du même mal. Mais le manque d’eau et la vétusté des routes l’en dissuadent. C’est sur la Presqu’île de Giens que l’hôpital voit alors le jour. La première pierre y est posée le 22 octobre 1889 et il est inauguré en 1892. Il porte le nom de Renée Sabran, en souvenir de sa fille. Pour des raisons pratiques, Hermann achètera en 1889, un yacht anglais de 18 mètres, nommé “Iris” avec lequel il effectuera de nombreux trajets entre Brégançon et Giens. Aujourd’hui encore, l’Hôpital Renée Sabran est très renommé pour la qualité de ses soins dans le domaine de la rééducation post traumatique, la chirurgie osseuse, la mucoviscidose … 11 dépend toujours des Hospices Civils de Lyon.
OLIVIER TEZENAS DANS LES VIGNES
En 1914, Hermann Sabran décède, privé de descendance. Il lègue sa propriété à son neveu Francis Sabran qui épouse en 1894, Marguerite Gérard dont les parents sont les propriétaires du Château de Léoube. Francis cèdera à son tour Brégançon, à sa fille unique Marguerite Sabran, qui épousera Georges Tezenas en octobre 1916.
De 1940 à 1944 … Craignant un débarquement en Provence, le château est occupé successivement par les Italiens puis les Allemands de 1940 à 1944. En 1944, les Allemands quittent Brégançon laissant derrière eux quelques ruines. En effet, la chapelle qui abritait les munitions est entièrement détruite, endommageant le Château. Georges Tezenas entreprend les travaux de rénovation et la construction de la chapelle en 1947. Depuis, deux générations se succèdent avec la ferme volonté de faire évoluer la production viticole. En effet, Georges Tezenas obtient en 1955, le classement de la production en Cru Classé et son fils Jean-François Tezenas, l’introduction de nouveaux cépages.
De nos jours, Olivier Tezenas poursuit le développement de ce site d’exception par la construction d’une nouvelle cave. Dans le respect du terroir, il dirige le Domaine en Agriculture Biologique accompagné de son fils Albéric Tezenas.